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Publié par Jean-Pierre FORESTIER

« Au lecteur »

 

Pudeur ?

Jusqu’à aujourd’hui, je n’avais jamais admis : « c'est moi que je peins », ou si peu dans le rôle du vieux Professeur de l’École de la Beauté

Ma pudeur ayant malgré moi été soumise à rude épreuve, je vais faire une exception.

« Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière » des Tribulations d’un papi golfeur aux Urgences.

Approcher le talent de Montaigne serait l’espérance d’une vaine prétention et « mes forces ne sont pas capables d'un tel dessein », mais me voici « peint tout entier, et tout nu », sans pudeur, ou presque ; ...

... en ayant essayer de mettre un peu d'humour ... noir.

Le 26 mai, beau temps. Comme presque tous les jours je descends pour faire quelques trous de golf, en bas de chez moi, au Golf du Phare. L’après-midi est déjà bien avancée. Aucune équipe à laquelle je puisse m’insérer, ni au tee 4 ni au 10. Je suis seul au départ du tee 1.

Au green du tee 3, je ressens une douleur à la poitrine au niveau de l’aisselle gauche, et une certaine fatigue. Ce n’est pas la première fois, et si je tire mon chariot avec le bras gauche, c’est que j’avais déjà eu une douleur semblable du côté droit. Muscle froissé, voire déchiré ?

Je continue vers le tee 4, le gravier roulant sous mes pieds n’explique pas à lui seul la lenteur de mon pas.

Au milieu du tee 4, la douleur ne se calme pas et s’y ajoutent des nausées. D’étranges nausées.

Quelques cachous, pour la nausée. Arrêter, rebrousser chemin ? Difficile. Impossible, je joue si bien ! Paradoxe. Je souffre mais mes swings sont longs et précis, longs et précis peut-être pas comme jamais, mais comme très rarement.

Un swing de bois de parcours de plus. Excellent.

Ces nausées, et cette fatigue subite, n’est-ce pas plutôt un petit AVC ? Je fais parfois de ces AVC. Un partenaire de golf ne m’a-t-il pas expliqué un jour qu’il avait été pris de nausées pendant un repas de mariage ? et qu’en réalité c’était un AVC.

Ça passera avec un aspirine ! En effet, la douleur diminue un peu.

 

Je continue.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est en marchant que je souffre le plus, pas pendant les swings !

 « Plus un » sur le tee 4.

Au 5 ? Je ne me souviens pas, donc le score ne devait pas être excellent. La mémoire sélective du golfeur ! sans doute « plus deux !

En trois coups, je suis sur le green du 6, (le tee 6 du Phare est un « par quatre »), la balle est à deux mètres cinquante du trou.

Je retire le drapeau. Je m’applique particulièrement. Intuitivement, je sais pourquoi. Manqué ! Manqué de quelques centimètres, mais manqué.

Mon jeu repose sur la confiance que je fais à mes balles ; c’est ainsi que j’habille la primauté de la vision périphérique dans la pratique du golf.

J’avais confiance en cette balle, elle m’a trahi.

Trahi ! Pourquoi ? Tous les golfeurs me comprendront. J’ai toujours pensé que viendra le dernier put de ma vie. C’était peut-être celui là.

Quelle déception ! Une déception presque métaphysique que ce ne fut pas un par !

Continuer ? Persister et terminer par un par au tee suivant ? La douleur est trop violente.

Marcher les à peine quatre cents mètres jusqu’à chez moi, en tirant le chariot, même du bras droit est un supplice.

     Muscle froissé, une bonne nuit avait précédemment tout arrangé.

Le lendemain, par prudence, pas de golf. Repos. Prudence et expérience. La douleur n’est presque plus qu’un mauvais souvenir.

Le soir, en rentrant d’une conférence des Amis de Napoléon III, mon bras gauche est tellement gonflé que j’ai des difficultés à retirer ma chemise. Ça passera !

J’ai bien pensé à un problème cardiaque. Une douleur violente au thorax est un indice révélateur d’une angine de poitrine.

Mon grand-père maternel en a succombé.

Mais, numéro un : il avait quatre vingt ans, j’ai donc encore quatre ans devant moi.

Mais, numéro deux : j’avais fait un check-up cardiaque complet le 20 et 23 mai, et tout était parfait.

     Mardi, golf du phare fermé, pas de golf. Après-midi, assemblée générale des copropriétaires, bien qu’elle ait lieu à quelques centaines de mètres, je prends la voiture pour éviter de marcher. Tant que je ne marche pas, la souffrance est tout à fait supportable.

    

 

Mercredi 29, aucune amélioration, je téléphone à mon médecin, espérant la voir le 31 mai, le 30 est férié.
Elle est partie en week-end prolongé.

 

     Le 1er juin, sur les conseils insistants d’une amie, je fais venir SOS médecin. Sans doute en raison de la description de mon état au téléphone, il vient avant l’heure prévue. Nouvel électrocardiogramme, identique à celui du 12 mai, donc ma douleur est intercostale, donc rien de grave. Ce bras gonflé ? il le regarde à peine et n’en comprend pas l’origine. Il prescrit une radio du thorax.

Voulant en avoir le cœur net sur … mes capacités golfiques, mardi 4 juin, je vais faire un peu de practice à IlBarritz.

Le point de vue reste superbe. La beauté me sauvera-t-elle de la douleur ?

   Seule la marche pour aller de la voiture à la zone de practice est vraiment très douloureuse, le petit jeu est supportable, ainsi que de monter ou descendre les escaliers !

Le soir, le bras est un peu dégonflé, c’est au tour de la main de se charger de l'œdème.

Apparition d’une tache violet-noir à l’endroit douloureux du thorax et les veines autour sont très gonflées.

   Mon médecin, le docteur P, peut enfin me recevoir le 5 juin en fin de matinée. La tache violet-noir n’est plus qu’une petite zone grisâtre, les veines ont dégonflé.

Le gros bras n’est maintenant quasiment plus qu’une grosse main ? œdème de lymphe d’origine inconnue.

     Analyse de sang le plus rapidement possible. Trop tard, le laboratoire fermé, j’y retourne un peu avant 14 heures.

À trois heures et demi, appel téléphonique de la médecin biologiste, le ton est sévère : « Vous devez venir immédiatement aux urgences, vos résultats biologiques sont anormaux. Passez d’abord au laboratoire ».

Explication de vive voix :

« Votre troponine est trop élevée » : elle est à 165, or au dessus de 50 l’infarctus du myocarde est « probable »

(Je n’avais jamais entendu parler de cette troponine !).

   Les Urgences. Je patiente avec les autres patients. Je suis appelé le premier. Passage en priorité des urgences. Pour tout vêtement, une chemise bleue entièrement ouverte dans le dos ; « tout nu » ou presque.

Régression vestimentaire en accord avec la régression de personnalité, je ne suis plus un individu mais juste un malade, un bracelet garni de quelques numéros autour du bras. Pourquoi bleu ? est-ce un code couleur ?

Cathéter veineux branché à la base du poignet. Tensiomètre automatique, etc.

Autocollants répartis avec précision.

Électrocardiogramme. Normal.

Identique aux précédents, aucun signe d’infarctus du myocarde. Nouvelle prise de sang. Attente des résultats.

Sieste aux urgences. Ambiance. Une vieille dame dans un box voisin appelle doucement sa mère « Maman, maman. », j’en frissonne encore. Les circonlocutions d’un médecin annonçant à la famille que le malade va subir une opération dont la probabilité de réussite est de "50/50". Etc.

Sieste curieusement sereine, parfaitement sereine. De l’angoisse ? Aucune. Étrange sérénité. Pas d’angoisse, pas même d’appréhension, rien. Cerveau vide. Ce bracelet bleu a-t-il fait de moi un malade ? rien qu’un malade ? Aux Urgences, on est prié de laisser son cerveau dehors. On le récupérera en sortant. Si on ressort.

 

Sieste terminée, les résultats arrivent en même temps que la cardiologue descendue pour l’occasion aux Urgences.

Même si elle est élevée, la troponine est stable. Ce dosage n’avait jamais était fait auparavant, donc il n’y a aucune référence ; peut-être est-ce une manifestation de la variété de la nature humaine (et la mienne est particulièrement variée, la suite le confirmera).

Je peux sortir.

Je suis tellement joyeux de cette fin heureuse que j’hère de droite et de gauche avant de retrouver la sortie.

 

Personne n’avait trouvé l’origine ni de la douleur ni du bras enflé, mais j’ai compris que les médecins raisonnent à l’envers. Si ce n’est ni cardiaque ni pulmonaire (j’avais fait faire la radio prescrite entre-temps), ce n’est pas grave. « Pas grave », c’est quand la vie n’est pas en danger.
La douleur ? « Prenez du Doliprane. Mettez un peu de glace. »

      Le six juin, dans l’après-midi, je suis en voiture, le téléphone sonne. « Allo, je suis votre docteur », la voix est sombre. Elle vient d’avoir à son tour connaissance des résultats biologiques et de la funeste troponine.

 

Je suis attendu par le docteur D (ma cardiologue) pour une hospitalisation immédiate, immédiate à l’hôpital de Bayonne.

 

 

Émotion.

- Mais j’en sors ! J’ai passé mon après-midi d’hier aux urgences de Biarritz et ils m’ont relâché.

Je fais un rapide compte-rendu de la raison pour laquelle j'ai été "relaché"

- … ! Bien ! … ! J’annule votre hospitalisation, mais il faut que vous soyez suivi.

- J’ai rendez-vous le samedi 8 juin avec le docteur M, mon angiologue, pour le Doppler du bras que vous avez ordonné.

- Très bien, je les appelle aussi et tenez-moi au courant. »

        Huit juin, treize heures trente. Doppler du bras. Rien.

« Vous pourriez, peut-être, docteur, regarder au niveau du thorax à l’endroit où je souffre. »

Le produit de contact étalé, la sonde glisse vers la partie douloureuse. Arrêt. Silence. Des taches rouges ou bleues apparaissent à l’écran. Silence. Vérifications, les taches sont énormes.

« Il faut que vous alliez immédiatement aux urgences »

- … ! J’y étais déjà avant-hier … (etc.)

- Je téléphone pour prévenir l’urgentiste. ». Impossible de trouver le numéro, après de longues et vaines tentatives sur Internet (c’est vrai, j’ai vérifié. Les seuls numéros qui apparaissent sont surtaxés. Certains savent profiter de la détresse de leurs semblables !), finalement, mon angiologue appelle une amie qui, elle, a l’information. C’est une consœur, elles en profitent pour échanger quelques réflexions sur mon cas. Urgence ! Urgences !

Contact téléphonique avec le docteur urgentiste D.

« La docteur D vous attend aux Urgences, immédiatement. Avant, vous prenez deux comprimés d’Eliquis, un (puissant) anticoagulant, le même que celui utilisé dans le Mort-aux-rats. ».

Ça je le savais. Des grains de blé sont empoisonnés avec un anticoagulant, le rat se vide de son sang, on retrouve plus tard, par hasard, son corps desséché.

« Je vous vais une ordonnance pour la suite du traitement… »

- En allant aux Urgences, je vais passer d’abord par la pharmacie, car quand je sortirais, elle risque d’être fermée.

- Non, vous allez directement aux Urgences. Pour les médicaments suivants, vous verrez avec eux. » L’angiologue n’est visiblement pas aussi optimisme que moi !

Longue, très longue rédaction d’une lettre d’accompagnement. La paperasserie reste une priorité devant toutes les urgences !

    

  Arrivée sur le parking. Presque vide, nous sommes samedi. Instinctivement, je me gare suffisamment loin de l'entrée, peut être pour pouvoir fumer une cigarette. La dernière cigarette ?

Mon « tabagisme de 5 cigarettes par jour » est suffisamment bas pour ne pas altérer ni l’élasticité de mes artères ni l’épreuve d’effort, mais c’est une autre histoire !

« Cigarettes et whisky et petites pépées » était chanté en 1947 par Eddie Constantine. Ce serait aujourd’hui triplement politiquement incorrecte. Autres temps, autres libertés.

C’est à la conclusion de la chanson à laquelle je faisais référence :   

« Cigarettes et whisky et petites pépées
Bye bye la vie... y a plus rien à regretter.
 »

 

 

Les Urgences. Urgence des Urgences. Sur la longue lettre : « Suspicion d’embolie pulmonaire sur thrombose veineuse complète de la veine sous-clavière gauche » … « volumineux thrombus de 10 mm de diamètre ». C’est gros, un centimètre dans une si petite veine !

Un si gros caillot si près du poumon, le risque d’embolie pulmonaire est gros.

Après le Charybde de la suspicion d’infarctus, voici le Scylla de la suspicion d’embolie pulmonaire !

Priorité absolue. Appelé de nouveau le premier parmi les patients qui, comme leurs noms l’indique, patientent.

La routine.

Chemine bleue grande ouverte dans le dos. Pour être parfaitement honnête, depuis peu, garder sa petite culotte ou son caleçon est autorisé. Une petite part de l’intimité est préservée.

     Mise en place du cathéter dans une veine du bras droit. Toute jeune infirmière, tremblante et totalement débutante. Difficultés pour trouver une bonne veine. « Je crois que vous l’avez traversée ! ». Finalement, je lui indique l’endroit au poignet que sa collègue de l’avant-veille avait choisi. Le geste est incertain mais je suis branché. Il faut bien débuter un jour !

Tensiomètre automatique, etc.

Prise de sang. Plusieurs tubes s’alignent.

Scanner prévu.

Sieste au cerveau tout aussi vide que l’avant-veille.

Sieste en attendant les résultats de l’analyse de sang. Une insuffisance rénale serait incompatible avec le produit de contraste qui doit être injecté.

Plusieurs heures passent. Plusieurs heures de siestes décérébrées. Les Urgences sont soporifiques.

 

 

 

Scanner dans les sous-sols.

Déambulation dans la clinique, vide, en chemise bleue, pour retrouver le service des Urgences. L’infirmier qui devait venir me chercher m’a oublié, ou avait d’autres chats à fouetter. Nous sommes aux Urgences !

 

Espoir de sortie immédiate.

« Non, vous attendez . ». Là, c’est une petite cabine froide. Presque un cagibi. Je demande une couverture et j’attends, le cathéter veineux toujours planté dans le poignet.

Le docteur urgentiste D entrebâille la porte : « Nous joignons votre angiologue pour faire le point avec elle et le radiologue » (celui-ci était d’astreinte et est venu d’urgence à la clinique)

Attente. J’essaie de lire un livre de philosophie sur les abeilles qu’un ami de mon fils Mathieu m’a offert, mais un séjour aux Urgences s’avère incompatible avec une lecture attentive. Que ferait une abeille dans un tel cas ? C’est simple, dans l’incertitude, elle ne rentrerait pas à la ruche ! Elle y serait inutile.

Mais une abeille ne joue pas au golf.

Ou bien très discrètement.

« Vous avez une … », s’ensuit une suite de noms d'un latin semblable à ce qui précède « Voilà pourquoi votre fille est muette » dans le Médecin malgré lui de Molière.

 

Je lirais plus tard : « sténose serrée de la veine sous-clavière entre la clavicule et la première côte lorsque les bras sont en abduction. …

... On individualise bien la thrombose veineuse … »

 

Traduction personnelle et approximative en français : des muscles du thorax appuient sur des veines et ont provoqué une thrombose (un caillot, thrombus,

qui bouche une veine).

 

 

 

« Avez-vous déjà rencontré de tels cas, docteur ?

- Jamais de toute ma carrière qui, il est vrai, n’est pas très longue » Le docteur D a quand même une quarantaine d’années ! Nouveauté absolue également pour le radiologue et l’angiologue.

 

Sujet atypique.
 

Une thrombose veineuse (phlébite), c’est aux jambes ou, au moins dans la partie inférieure du corps.

 

Une thrombose thoracique se rencontre, mais chez les femmes traitées pour un cancer du sein ; or dans mon cas …

 

Puissance des statistiques !

L’enseignement de la médecine se fait à partir de statistiques.

Mais un médecin a en face de lui un individu. Or, par définition, les statistiques ne s’appliquent pas à un individu.

Statistique/individu. Voilà toute la difficulté de la pratique médicale.  

Conclusion 1.

En tirant mon chariot de golf j’ai trop développé un ou deux muscles qui ont compressé des veines.

Conclusion 2.

Dès le 2 juin, par anticipation, mais trop tard ! j’avais commandé un chariot électrique. Je l’ai reçu. Moins de 300 €.

Il ne durera peut être pas longtemps, mais est-ce vraiment important qu’il dure longtemps ?

Je mets la batterie à charger.

Espoir. Ou fausses espérances ?

Conclusion 3.

Mon anomalie anatomique est très rare. Elle ne serait pas apparue si je n’avais pas utilisé et fait gonfler ces muscles. Le golf présente des dangers inattendus !

     J’espère que cette anomalie n’est pas congénitale, mais j’informe mes fils et mes neveux. Ils ont tous l’âge de se faire faire un check-up cardiaque ; à tout hasard qu’ils fassent faire un dosage de troponine, pour avoir une référence.

Suite

Dix juin, je n’ai pratiquement plus de douleur au thorax.

Espérance. Qui s’avérera illusoire.

Sont-ce les anticoagulants ou bien simplement des modifications dans mon système veineux pour contourner le thrombus ? Ma pratique presque journalière du golf, donc un exercice physique et en plein air, donc à la lumière, ont-ils eu un effet favorable ? m’ont-il fait éviter le pire ?

    Hier un peu de marche ne m’a pas fait souffrir. Un peu de marche à Milady cet après-midi, sans douleur.

Mais la question persiste : comment un si petit muscle de la poitrine peut-il intervenir dans la marche, uniquement dans la marche, et provoquer une douleur aussi vive ?

 

Douze juin. La main est entièrement dégonflée. La néo-vascularisation doit être terminée. Le sans veineux s’est arrangé pour passer ailleurs.

Place aux macrophages, les grands nettoyeurs, pour éliminer le caillot et tout le circuit veineux devenu inutile ?

Seize juin, après-midi. Promenade autour du lac Marion. Même après avoir pris une dose de 1 g de Doliprane, impossible de faire plus d’un tour. Retour des douleurs insupportables. Je suis obligé de m’asseoir.

Le moral est au plus bas.

 

 

 

Pourtant le soir, après avoir vu le film Flashdance.

En plagiant l’héroïne, je me dis « Je referais du golf ! » Quand ? Là est toute la question

 

Lundi 17 juin. 8 heures du matin. Contrôle du caillot. Il a diminué.

Et si je n’avais pas eu tous ces rats desséchés dans la tête, j’aurais pris plus régulièrement les anticoagulants et le thrombus aurait davantage diminué !

 

Pas question de refaire du golf. La docteur M est formelle !

Je débranche le chargeur de batterie de mon chariot.

 

De ma terrasse, je vois les golfeurs arriver au green du tee 9. Quand pourrais-je me joindre à eux ?

 

Vingt six juin. Nouvelle analyse de sang. Encore cette troponine.

Taux normal.

Le spectre de l’infarctus du myocarde s’éloigne.
Je me rapproche du golf.

 

 

 

 

Ou au moins du practice, de ces joueurs que je vois s’entraîner, pas si loin de moi que ça !

 

1er juillet. 13 h 30, ou plutôt 14 h 45 ; mon angiologue sait maintenir le suspens.

Contrôle « sous-clavière gauche » SCG. Normal, ou presque. Mon thrombus n’est plus qu’un mauvais souvenir.

 

 

 

Le spectre de l’embolie pulmonaire s’éloigne lui aussi. Enfin !

 

 

La Biarritz Cup commence le 7 juillet.

Après, je serais au golf du Phare … tiré par mon chariot électrique.

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