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Publié par Jean-Pierre FORESTIER

L’essentiel :   

Autant (plus ?) que les Covid-19, les infections nosocomiales sont un risque lors d’un séjour dans un Établissement de santé.
Pour me protéger j’ai évidemment porté le masque obligatoire.
J’ai aussi utilisé des antiseptiques
- une solution de
chlorhexidine pulvérisée régulièrement pour les mains
- une pastille également de la chlorhexidine pour la gorge
- du
camphre en inhalation pour les voies nasales.

Ce sont les mains qui sont la principale source de contamination. Pour nous, l'usage du masque nous empêche-t-il de porter nos mains vers le visage.

De la dangerosité des Établissements de santé

Mon médecin m’a prescrit une IRM cérébrale

 

Il me fallait donc faire un séjour dans le centre de radiologie d’un Établissement de santé. Même si j’espérais raisonnablement que ce séjour ne dépasse par une ou deux heures, il s’agissait bien d’un séjour.

Et il faut bien que je l'avoue : j'ai peur de l’hôpital !

Or sans parler des Covid-19, les Établissements de santé sont particulièrement dangereux. Il y a plus de morts de d’infections nosocomiales que de morts par accidents de la route.
« Les infections nosocomiales sont les infections contractées au cours d’un séjour dans un établissement de santé (hôpital, clinique…). Ceci veut dire que ces infections sont absentes au moment de l’admission du patient dans l’établissement ». Ministères des solidarités et de la santé

Pendant ce séjour, même s'il serait le plus bref possible, dans un Établissement de santé il fallait que je me protège.
Utilisant mes connaissances en biophysique, voici la procédure que j’ai utilisée.
Elle n’engage évidemment que moi. C’est un témoignage, pas une prescription !
Et chaque individu est différent !

 

En sortant de mon véhicule, arrivé aux abords de ce Lieu dangereux, je mets le masque obligatoire 
(je vous en dirais davantage sur l'usage du masque à la fin de cet article)

Avant d’entrer,

 

comme antiseptique pour ma gorge, je commence à sucer une pastille de « Drill miel Rosat », pour Maux de gorge etc. contenant un antiseptique, de la chlorhexidine

 

2° je néglige la solution hydro-alcoolique proposée mais qui est toujours soit trop fluide soit trop collante [trop de Carbomer] et de toute façon d’un contact désagréable. Je me pulvérise sur chaque main une solution d’un antiseptique dont le principe actif est la même chlorhexidine,

Après les formalités administratives d’échanges manuels de différents papiers et de la carte Vitale. L’employée d’administration est dans sa cage de plexiglas, mais les échanges manuels étant ... manuels, je recommence une pulvérisation d’antiseptique sur mes mêmes mains. 
J’ai toujours en bouche la pastille que je continue de suçoter très doucement.

Dans la salle d’attente (ou de patience, ne sommes nous pas des patients ?), conformément à la réglementation sanitaire un siège sur deux est condamné.

Une fois assis, après environ quinze-vingt minutes, je soulève un peu mon masque pour inhaler un peu de camphre dans chaque narine comme antiseptique pour mes voies nasales.
Une petite inhalation, d’une ampleur très inférieure à celle de la prescription du Vicks Inhaler, il s’agit juste d’envoyer du camphre dans les voies aériennes supérieures, celles qui seraient contaminées les premières.

 

Je ne suis pas certain des quinze-vingt minutes, qui n’étaient peut être que dix, car une torpeur abrutissante me gagne toujours par le seul fait d’entrer dans un lieu médicalisé. Être un patient me rend semblable à un animal domestique, mais n’est-ce pas mieux ainsi ?

Il me semble entendre mon nom. Il faut que l’assistant renouvelle son appel pour me sortir de ma torpeur.
       Dans le sas « de déshabillage », avant de retirer les vêtements désignés, je me pulvérise encore l’antiseptique sur chaque main.

Même en suçant très lentement, ma pastille de Drill est quasiment dissoute, mais je n’en reprends pas une seconde puisque « Les prises doivent être espacées au moins de 2 heures »

Après l’examen par IRM, retour dans le sas qui est devenue « de rhabillage ».
Pulvérisation d’antiseptique sur les mains, et une petite prise de camphre par inhalation.

Nouvelles formalités, nouveaux échanges manuels, nouvelle pulvérisation sur les mains. Attente dans la salle qui est dédiée à cet usage pour attendre la forme écrite des résultats et la confirmation orale par le médecin (tout est normal, ne vous inquiétez pas !). Temps assez court, je ne juge pas nécessaire une protection supplémentaire, hors le masque, bien entendu.

Enfin dehors !
Toujours masqué, je procède à une nouvelle aseptisation des mains. Ce sera tout pour aujourd’hui.
Je sors doucement de ma torpeur.

Le microbiote de mes mains a été chahuté par ces applications de chlorhexidine, mais il devrait se reconstituer dans environ quatre heures, comme après le lavage des mains avec une savonnette.

 

L’examen a eu lieu le 8, nous somme le 12. Rien à signaler.

 

Mais, comme je suis un Brocoli-Miam, au moindre symptôme j’aurais recours à une fumigation de camphre, que j’ai toujours dans mon armoire à pharmacie  

Chlorhexidine

« Selon le Vidal
Mécanisme d'action :
La chlorhexidine est un antiseptique bactéricide à large spectre. Elle possède une activité fongicide sur Candida albicans. »
« Un antiseptique est un désinfectant à usage corporel ; c'est une substance qui tue ou prévient la croissance des bactéries, champignons [par exemple Candida albicans] et des virus sur les surfaces externes du corps…. » Wikipédia

Ce spectre d’action convient bien aux infections nosocomiales, qu’elles soient bactériennes, virales (Covid-19) ou fongiques

Remarque : « La chlorhexidine [est un ammonium quaternaire et au pH d'utilisation il ] se comporte comme un cationique ; elle est donc incompatible avec tous les dérivés anioniques. » Vidal
Il faut donc choisir : soit pas se laver les mains avec du « savon de Marseille » (ou un gel-douche), soit utiliser la chlorhexidine ! 

 

 

Le mode d’action est à la fois une perforation de la membrane des micro-organismes et une dénaturation des protéines. Ce mode d’action est homologue de celui des défensines

 

 

schéma du mode d'action contre les virus

Chaque pulvérisation délivre environ 25 µl de solution.

- Non seulement, l’application de chlorhexidine détruit une grande partie des microbes présents sur la peau, ...

- mais la partie cationique de la chlorhexidine se fixe sur la peau et les parties lipophiles (hydrophobes/grasses) s’orientent vers l’extérieur et forment un film monomoléculaire lipidique protecteur, film qui ne se forme évidemment pas avec l’utilisation d’une solution hydroalcoolique. ...

Avec une solution hydroalcoolique, l’alcool, et l’eau, sont éliminées
- par évaporation
- par pénétration dans la couche cornée de la peau, …

 

… à l’exception notable de l’éventuel gélifiant. S’il s’agit du Carbomer, ce poly acrylate réticulé reste sur la peau, et peut retenir ultérieurement tous les microbes et souillures !
à l’inverse du film formé par les parties lipidiques de l'ammonium quaternaire !

Raison de plus pour préférer une solution de chlorhexidine.

Personnellement j’utilise du SEPTEAL, solution à 0,5 % de CHLORHEXIDINE GLUCONATE (voir Vidal)
(le gluconate est le « contre-ion »).

 … avec lequel je rempli un pulvérisateur (de récupération, mais il existe dans le commerce des pulvérisateurs déjà remplis de solution de chlorhexidine)

 

La chlorhexidine est également présente dans le Drill 
« Pastille à visée antiseptique et antalgique.
Dans quel cas le médicament DRILL MAUX DE GORGE pastille est-il prescrit ?
Ce médicament associe un antiseptique (chlorhexidine) et un anesthésique local (tétracaïne) qui a un effet antalgique.

« Les prises doivent être espacées au moins de 2 heures »

Les pastilles de DRILL et le SEPTEAL sont tous les deux commercialisés par Pierre Fabre. C’est une coïncidence, car je n’ai aucun conflit d’intérêt avec cet industriel, pas plus qu’avec Procter & Gamble pour les Vicks !

Le camphre

Le camphre, initialement extrait de Cinnamomum camphora L. (Lauraceae), active plusieurs récepteurs du Système immunitaire fixe (voir Le système immunitaire fixe, les TAS2R), les

TAS2R4

TAS2R10 (le récepteur généralement le plus actif)

TAS2R14 (qui po (le récepteur généralement le plus actif)urrait avoir un effet amplificateur de l’activation des Récepteurs à l’amertume)

TAS2R47

L’activation de chacun de ces récepteurs provoque à la fois la production, locale, de deux destructeurs de bactéries et de virus,
- d’oxyde nitrique (une super eau oxygénée non spécifique) et
- de défensines, des peptides cationiques homologues dans leur mécanisme d’action antiseptique de la … chlorhexidine.

Contrairement à d’autres activateurs des récepteurs du Système immunitaire fixe (comme la quinine et ses dérivés), le camphre est volatil, il peut donc facilement être inhalé et atteindre directement les voies respiratoires, à protéger

Je n’ai pas suivi exactement les indications données pour le Vicks Inhaler  
Ne pas « dépasser 3 prises par jour, en répartissant les prises régulièrement dans la journée. »
… mais mon objectif était de me protéger dans un Lieu dangereux, et l'inhalation opérée n'était pas "
i
nspirer profondément."

 

 

ATTENTION Diversité  : Le camphre peut être efficace chez moi car je suis un Brocoli-Miam. Il ne sera pas ou peu efficace chez les Brocoli-Beurk qui expriment préférentiellement le TAS2R38 et peu ou pas le TAS2R10.
Je le répète : chaque individu est différent. Les médecins généralistes le savent parfaitement. "l'incertitude devant un malade", est même la base de leur métier, mais cette diversité reste complètement ignorée/négligée par les Autorités sanitaires (publiques ou privées)

De l’usage du masque

La pandémie actuelle a fait ressurgir la polémique du port du masque.
    Laissons de côté l’utilisation, incontestable, d’un masque normalisé par les professionnels de santé pour nous intéresser au port systématique dans les commerces ou les centres villes, etc.

Certains en contestent le bien-fondé argumentant que c’est comme de vouloir arrêter une balle de tennis avec une raquette dont les mailles seraient aussi grandes qu’un terrain de football. C’est vrai. Mais alors à quoi sert ce masque ?

Pour le comprendre, il faut revenir aux mains.

Plusieurs maladies sont directement appelées « maladie des mains sales », par exemple l’hépatite virale A, choléra, …

En 2018, donc antérieurement à la pandémie de la planète en folie, Mégane Fleury rappelait qu’il faut « Se laver les mains pour éradiquer les microbes et lutter contre les maladies »

 

« Les mains sont responsables de la transmission de 80% des microbes, d’où la nécessité de bien se les laver et régulièrement … les mains. Ces dernières peuvent être la cause d'infections ORL, gastro-intestinales ou encore des maladies de la peau. Le simple fait d’adopter une meilleure hygiène peut réduire le risque de maladie intestinale ou respiratoire de 25 à 50 %. Ce sont les plus fragiles qui sont les plus concernées : personnes âgées, nourrissons, femmes enceintes ou personnes malades. »

Ces recommandations restent d’un parfaite actualité.

Dans un article du 14 octobre 2020, dans The Conversation, Anne Goffard (Université de Lille), reprend la "Conclusion des chercheurs de l’Université de médecine de Kyoto : une bonne hygiène des mains est importante pour prévenir la propagation des infections par le SARS-CoV-2."

Certes, mais comment des mains sales peuvent-elles augmenter le risque de maladies respiratoires, etc. ?

Il suffit de regarder les gestes que nous faisons, inconsciemment. Régulièrement nous rapprochons nos mains de la bouche ou du nez, nous le faisons tous, y compris des professionnels comme les présentateurs de la télévision.

 

Revenons au masque.
Non seulement le masque évite, physiquement, que nous nous touchions le nez ou la bouche, mais le port du masque semble paralyser ces mouvements. Pour vous en convaincre regarder des personnes interrogées  et portant le masque.

L’intérêt du port du masque serait-il indirect, nous obligerait-il à garder nos mains éloignées de votre visage ? 

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