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Publié par Jean-Pierre FORESTIER

L’essentiel
Rappel

Les protéines de mémoires sont synthétisées par les astrocytes et placées au contact de chaque synapse.

Elles sont ensuite sélectionnées par le champ électrique associé au flux neuronal (potentiel d’action).

L’ensemble formé par ces protéines toriques ferroélectriques crée un champ électrique (polarisation) univoque, ou plus vraisemblablement plastique, dont l’harmonie peut être comparée à celle d’un orchestre ; un « orchestre » différent pour chaque synapse.

Cet article

Réciproquement, le champ électrique des protéines de mémoire modifierait l’activité du flux électrique neuronal

… et permettrait l’exploitation cognitive des protéines de mémoire, pour aboutir à la complexité des ondes cérébrales observées.

Le transfert de la mémoire se ferait par des flux neuronaux provoquant la synthèse, ou la modification, de protéines de mémoire.

Le rêve pourrait être une mise en cohérence des ondes parcourant le cerveau au moment du réveil.

Modification du signal neuronal

Comme tout courant électrique, l’activité électrique des neurones est modifiée par les champs électriques comme ceux générés par les protéines de mémoire

Figure empruntée à Physagreg

 

Un peu comme l’électricité statique d’une règle frottée sur un tissu de laine  modifie l’orientation d’un filet d’eau

Voir vidéo

Les activités neuronales, comme celles mises en jeu dans la lecture, sont suffisamment complexes pour imaginer qu’elles proviennent des modulations par des champs électriques de protéines de mémoire.

Comme celles mesurées par un électroencéphalogramme

 

Plus généralement, et c’est un retour à l’analogie avec un orchestre ...

Il existe plusieurs types d’ondes cérébrales qui fonctionnent presque comme des notes de musique.

Pour revenir aux cellules astrocytaires humaines greffées dans le cerveau de souris, Pierre Magistretti et Yves Agid notent que : "le niveau basal de l'excitation la transmission synaptique a été augmenté sur une large gamme de stimuli » laissant présumer que « les cellules humaines greffées pourrait considérablement moduler le traitement de l'information au sein du réseaux de neurones murins hôtes. »

Ces modulations seraient provoquées par les champs électriques des protéines/toroïdes de mémoire.

Transfert de mémoire

Si une mémoire immédiate est localisée dans un compartiment du cerveau et celle à long terme dans un autre compartiment.

Par exemple : depuis l’hippocampe vers le cortex cérébral, bien que l’hippocampe pourrait avoir le double rôle de capter la mémoire immédiate et d’aiguilleur vers la zone d’emmagasinage.

La mémoire est donc transférée.

Elle pourrait l’être sous forme de protéines par le circuit astrocytaire, mais huit heures de sommeil suffirait-il à un tel transfert ?  

Le transfert se fait probablement par l’intermédiaire d’influx nerveux, et notamment pendant le sommeil.

De nouvelles protéines de mémoire sont synthétisées dans le compartiment de long terme.

 

Il doit en être de même des réarrangements de tout le système mnésique et cognitif.

Dans le second traité de la "Généalogie de la morale", Nietzsche, compare ces réarrangements à une digestion spirituelle, psychique, semblable à une digestion organique, matérielle permettant un tri subconscient aboutissant à un oubli sélectif indispensable à la nature humaine.  

 

Rêves 

Le sommeil est la période de maintenance du cerveau, les ondes enregistrées changent de nature  

 

 

 

Pendant le sommeil, le cerveau est donc parcouru par tout un système complexe d’ondes électromagnétiques

… dont un des effets/objectifs est de renforcer la mémoire

 

Selon l’hypothèse de Jean-Pol Tassin, et que je partage,

"On ne rêverait pas en dormant, mais en se réveillant !"

Au moment de la prise de conscience, ou de « demi conscience », le cerveau essaierait de mettre un peu de cohérence dans ces bouffées d’ondes et autres brouhaha mnésique.

Si le réveil ne se fait pas brutalement mais par toutes une série de phases de sommeil et de demi sommeil, nous pouvons nous souvenir de plusieurs rêves, comme si nous avions rêvé « toute la nuit »

Imaginons des techniciens de maintenance en train d’effectuer des rangements dans leur usine. Pour ranger, il faut d’abord déranger, et il y a un peu de tout partout, des connexions sont en cours de consolidation mais pas terminées.

Brusquement des signaux annoncent l’arrivée prochaine du chef. La maintenance est loin d’être terminée. Pris de cours, les techniciens remettent un semblant d’ordre, de cohérence, dans ce qu’ils vont présenter à leur chef. Ils arrangent de bric et de broc quelques images, des sons, voire des odeurs, sur lesquels ils étaient en train de travailler.

C’est suffisant pour créer un rêve.

Les images, sons, etc. sur lesquels ils travaillaient peuvent donner des informations sur préoccupations du cerveau du rêveur.

 

La recherche de cohérence ne se ferait pas de manière aléatoire, mais à partir de « bassins attracteurs les plus stables. » pour reprendre les termes de Jean-Pol Tassin,

... c'est-à-dire que cette recherche de cohérence s’appuierait sur la personnalité du rêveur,

de ses préoccupations à ce moment là de son existence,

et aussi de son ... état physiologique primaire.

 

Sans aller chercher une clé de songes freudienne, avoir envie d’uriner provoque le cauchemar de la recherche désespérée de toilettes disponibles.

Retour vers

La sélection des protéines de mémoire à enregistrer se feraient sous l’action du champ électrique associé au potentiel d’action neuronal.

La sélection plastique porterait sur un ensemble de tores protéiques de mémoire ayant statistiquement le même champ électrique (polarisation permanente).

L’ensemble de la population des toroïdes sélectionnés pourrait se comparer à un orchestre.

 

Vers

L’essentiel

Le cerveau gère des « objets cognitifs »

Le cerveau compare des « objets cognitifs » dans un dialogue

Ces « objets » sont plastiques et flous, de plus la plupart correspondent à des mouvements.

La coordination de toutes les comparaisons entre les "objets cognitifs" dans une agora neuro-astrocytaire permet au cerveau de prendre une décision, éventuellement après une nouvelle analyse.

La logique floue (fuzzy logic) pourrait être un bon outil pour mieux comprendre le fonctionnement du cerveau

mais la philosophie serait une première étape particulièrement enrichissante.

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