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Publié par Jean-Pierre FORESTIER

Quand les femmes affirment leur liberté par leur façon de s’habiller- Les Garçonnes

Si les Flappers mirent « dans la rue » leur façon de s’habiller, il faut reconnaître que l’initiative de cette « mode » revient à Coco Chanel.

Dès 1915, celle-ci raccourcit les jupes, supprime la taille et associe ses robes en jersey et évasées à la liberté de grimper dans une voiture, de sauter, de courir …  

 

Dans un contexte social d’après guerre semblable à celui des Flappers, même sans avoir le droit de vote, les Françaises des Années Folles affirment leur liberté, elles furent les Garçonnes.

 

La Garçonne est le titre du roman de Victor Margueritte.

dont le sous-titre montre la portée de cette émancipation : « La femme en chemin »

....

 

 

 

… projection qui s’applique parfaitement à la jeune femme qui servit de modèle à La Garçonne de Jean-Gabriel Domergue, la future baronne Nadine de Rothschild.

 

 

 

De son côté, Tamara de Lempicka peint une femme au volant de sa voiture,

ce qui à cette époque était le symbole d’une grande audace dans l’émancipation.

 

 

 

 

Joséphine Baker arrivant à Paris s’exclame avec délice Oh, to be a Flapper in Paris!

 

Il convient de remarquer que Joséphine Baker ne fut pas qu’une Flapper grimaçante, mais aussi une grande Dame de l’Histoire de France et des États Unis

 

Même si la Garçonne resta une version sensiblement plus assagie des Flappers californiennes, les Années folles marquent une période de liberté des Françaises, liberté qu'elles affirmèrent par leur façon de s'habiller (sans avoir le droit de vote !)

En Grande-Bretagne, les Flappers furent les

The Bright Young Things

ou

les Little Creatures

 

 

 

 

 

 

 

 

… mais cette explosion de liberté semble n’avoir guère débordé de l’aristocratie, par exemple, celle de la fratrie Mitford.

 

 

 

 

 

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