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Publié par Jean-Pierre FORESTIER

Deuxième merveille :

Activité physique, Jeûne et Végétaux amers

      Avant de prolonger la ballade parmi les « bienfaits des toxines végétales » et d’appliquer les concepts de l’hormèse aux produits cosmétiques, découvrons une autre merveille révélée par Marl Mattson :

 "[Ce] léger stress [produit par les végétaux amers] au sein des cellules de l'organisme [est] le même que celui qui se produit lorsque nous jeûnons ou pratiquons une activité physique. »

 « Le même » ! Ainsi, si nous ne pouvons pas pratiquer une activité physique, par manque de temps, par paresse ou parce que nous nous sommes foulés la cheville, nous pouvons profiter les mêmes bienfaits sur notre cerveau par un jeûne intermittent, par une restriction calorique… ou simplement en mangeant certains végétaux !

      Si j’ai ajouté « restriction calorique » et « jeûne intermittent », c’est en référence à d’autres travaux, y compris un article de synthèse sur ce sujet que Mark Mattson a publié en 2009 (Caloric restriction and intermittent fasting: Two potential diets for successful brain aging).

Des rats et des souris en privation de nourriture répondaient au stress induit en mobilisant des défenses moléculaires contre les radicaux libres …. Ce système de défense se caractérisait [au niveau des neurones] par une production de protéines, nommées facteurs neurotrophes, responsables de la croissance et de la survie des neurones, mais aussi d'autres molécules qui optimisent l'utilisation de l'énergie et préviennent l'accumulation de molécules lésées.

   Parmi les « molécules lésées » figurent notamment des protéines et l’ADN.

- Si l’altération est une « simple » modification géométrique de l’agencement de la protéine, elle peut être réparée par les Protéines de Choc Thermique. Un léger stress, pas que thermique, stimule en effet la production des HSP (HPS70, HSP27 ?) qui elles-mêmes procèdent à la réparation des protéines endommagées, donc préviennent de l’accumulation de protéines lésées.

- Les radicaux libres, et les sucres, provoquent des pontages des protéines (autres que ceux catalysés par des enzymes) qui altèrent les propriétés structurelles et/ou métaboliques de toutes les protéines y compris celles des tissus conjonctifs (collagène, élastine, …)  

- l’ADN lésée, elle peut être (plus ou moins) réparée par un système enzymatique appelé base excision repair (BER).

     Quant à «L énergie » signalée par Mark Mattson, elle doit être principalement mitochondriale, j’y reviendrais.
 

Effets sur animaux de laboratoire

  Les travaux de l’université Johns-Hopkins rejoignent de nombreuses études antérieures montrant que les animaux (de laboratoire !) soumis à un jeûne (intermittent), ou une restriction calorique, bénéficient :

- d’un allongement de leur espérance de vie,

- de meilleures réponses à l’excès de chaleur, aux agents toxiques, aux blessures ; etc.

- de moins de troubles attribués ordinairement au vieillissement, comme des artères plus élastiques, une pression sanguine diminuée, une augmentation du nombre de cellules neuronales

       Mais subissent des effets négatifs très importants comme : la diminution de l’activité cérébrale, la baisse de la reproduction.

Pour les singes soumis à des régimes hypocaloriques stricts, parallèlement à la durée de vie qui croit. "La reproduction est parallèlement suspendue, l'organisme semble attendre des jours meilleurs pour se reproduire, en se maintenant en bon état". Le bénéfice pour l'espèce est l'espoir de jours meilleurs, quand la nourriture reviendra, la reproduction reprendra. Une longue attente correspondrait à l’allongement de la durée de vie de chaque individu.

Notons que, chez l’espèce humaine, en cas de disette (ou anorexie) les femmes cessent d’avoir leurs règles.

Voir aussi : Cellulite et Microbiote

      Ces stress modérés mais prolongés pré-conditionneraient les animaux de telle sorte que la réponse globale aux pressions environnementales soit augmentée.

Ils apprendraient de leurs erreurs

Remarque.6 : Quel est l'effet d'autres "jeûnes", des jeûnes non alimentaires auxquels s'astreignent certains individus, comme « no sex » ou encore, dans un tout autre registre : "pas d’Internet" ?

 

La transposition de la restriction calorique à l’Homme s’est révélée plus ou moins désastreuse et a été abandonnée, mais pourrait-elle être transposable à une partie limitée de l’individu, sa peau ? Par exemple en utilisant des Mimes.

 

... avec un détour dans le pays des méchants Radicaux libres, mais qui peuvent aussi porter des messages très utiles.

 

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