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Publié par Jean-Pierre FORESTIER

Bien que découvert récemment, en termes d’évolution, le système immunitaire fixe, et inné, est très antérieur au système immunitaire circulant.

 

Il agit parallèlement au système immunitaire circulant... mais sans doute pas indépendamment !
 

 

Le mode d’action du système immunitaire fixe est beaucoup moins spécifique que le circulant.

Activé, il libère deux puissants destructeurs : 
l’oxyde nitrique
(NO, une super "eau-oxygénée") et
des défensines (des peptides cationiques).

Voir : Le système immunitaire fixe, les TAS2R

 « Forteresse active » défendant une frontière,  son action précède l’arrivée de la « cavalerie » du système immunitaire circulant « classique » (celui stimulé par la vaccination).

 

 

Figure empruntée à Lee et Cohen

Lymphocytes sentinelles

Le système immunitaire fixe agit parallèlement au système immunitaire circulant ; mais agit-il vraiment indépendamment ?

Je soupçonne l’existence d’un autre mode d’activation du système immunitaire fixe, via des lymphocytes sentinelles et un réseau de cadhérines, comme celle que je ai proposée dans l’épiderme. Voir Chosmo epidermis 05. La fine diplomatie de la cellule de Langerhans

Les lymphocytes sentinelles des voies aériennes pourraient être des lymphocytes T, certains ont été observés dans les muqueuses et sont particulièrement réactifs aux virus.

Guérison spontanée

Ce mode d’activation, via des lymphocytes sentinelles, rendrait compte de l’élimination « spontanée » du SARS-CoV-2 (ou de tout autre pathogène !) par certaines personnes (pas toutes, voir § phénotypes).
          Détenteur de toutes les informations sur notre système immunitaire circulant, le lymphocyte sentinelle, « capte » des antigènes (lesquels ?), et active directement la production d’oxyde nitrique (et de défensines ?)
; selon le principe militaire simple : « je ne connais pas cet élément étranger, je donne l’ordre à la forteresse active de le détruire, immédiatement ».
Si la destruction est effectuée totalement, il ne reste aucune trace de l’attaque virale.
Par contre, si la forteresse commence à être débordée, le lymphocyte sentinelle quitte son poste, devient un messager, traverse le tissu et va demander de l’aide à la « cavalerie » immunitaire, comme preuve de l’attaque il apporte l'antigène qu'il a capté, il devient « présentateur d’antigène ».

De son côté, la forteresse en difficulté, accentue la libération d’oxyde nitrique. Or celui-ci, à forte concentration, devient un messager pro-inflammatoire.
Le message transmis par NO confirme celui apporté par le lymphocyte sentinelle

 

Porteurs sains

Selon son "évaluation du danger", dans une « tolérance active » le lymphocyte sentinelle peut également « négocier » pour maintenir un niveau « acceptable » du pathogène (comme dans l’épiderme où la cellule de Langerhans maintiendrait un « équilibre » entre les différents microorganismes de l’épiderme)
La personne dont le lymphocyte sentinelle se comporterait ainsi serait un « porteur sain » du SARS-CoV-2.

Plus encore que dans « l’élimination spontanée », au cours de sa « négociation », le lymphocyte sentinelle utiliserait (comme dans l’épiderme) le microbiote des voies aériennes comme « garde frontières supplétifs ». Ce qui laisse ouverte une voie complémentaire de traitement.

Bien évidemment ce ne sont que les spéculations d’un biophysicien en résidence à Biarritz ! Mais elles peuvent aussi être des pistes de recherche.

Amer/sucré

Le sucré masque l’amertume.
Sur la langue, ce phénomène peut être entièrement dans l’interprétation que fait le cerveau des deux informations.

Ailleurs, il est possible que ce soit le lymphocyte sentinelle qui gère la balance amer/sucré c'est-à-dire l’activation des TAS2R en fonction de celle du duo des Récepteurs au sucré (TAS1R/TAS3R) 

 

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