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Publié par Jean-Pierre FORESTIER

L’efficacité destructrice des divers SARS-Cov-2 proviendrait-elle de son ciblage des Récepteurs à l’amertume, ou plus exactement de la destruction des cellules (épithéliales) à la surface desquelles ces Récepteurs sont placés ?

Sur la langue, les Récepteurs à l’amertume active un signal neuronal.

Ailleurs, en particulier ici, dans les voies aériennes supérieures, ces mêmes TAS2R activent une riposte des défenseurs de la « Forteresse active » : la libération d’oxyde nitrique et de défensines, tous deux destructeurs de virus (système immunitaire fixe).

Ce n’est pas seulement les Récepteurs à l’amertume de la langue qui sont détruits par le SARS-COV-2, mais aussi tous ceux des voies aériennes supérieures.

Privée des Récepteurs, les défenseurs ne reçoivent pas de signaux et ne sont pas activés, la Forteresse est « prise ».
 

En attaquant immédiatement et directement les parties « actives » de la Forteresse, le virus peut infecter facilement les autres cellules.

La destruction des autres récepteurs, ceux aux autres goûts et aux odeurs, pourrait montrer que le virus n’attaque pas directement les TAS2R, mais en amont, une partie du mécanisme biologique qui est commun à l’odorat et à la sapidité, par exemple la protéine G   

Nouvelles publications

La relation entre la perte de goût chez certains malades des Covid, les Récepteurs à l’amertume et la destruction des virus par le système immunitaire fixe à TAS2R avait, bien entendu, attiré mon attention.
Mais cette dysgueusie ou d’agueusie (respectivement une perturbation ou une perte complète du goût), de même que la perte de l’odorat (anosmie) étaient attribuées à une détérioration des neurones gustatifs.

De nouvelles publications remettent en cause ce mécanisme.

Dans une revue analytique Sandeep Datta, de l’université d’Harvard (Boston, USA)
COVID-19 and the Chemical Senses: Supporting Players Take Center Stage
… reprise par Stephani Sutherland dans Pour la Science  montre que le SARS-Cov provoque des dégâts « dans l’épithélium nasal… , la couche de cellules chargée d’enregistrer les odeurs » …« par le biais de mécanismes distincts de ceux utilisés par les coronavirus endémiques ou d'autres agents courants qui causent le rhume ».

De son côté, Nicolas Meunier, de l’université Paris-Saclay (France) et son équipe,
Massive transient damage of the olfactory epithelium associated with infection of sustentacular cells by SARS-CoV-2 in golden Syrian hamsters
… ont montré que, sur des hamsters, « les neurones olfactifs restaient épargnés, même après deux semaines. Et, de façon étonnante, l’épithélium olfactif des hamsters était complètement détaché, un peu comme de la peau qui pèle après un coup de soleil ».
Les cellules olfactives, ou gustatives, seraient détruites jusqu’aux « cils » qui assurent la jonction entre ces cellules et les nerfs, mais les nerfs eux-mêmes seraient préserver.

Ces résultats

- dévoilent la stratégie militaire, et très particulière des SARS-Cov-2 : détruire les défenseurs de la Forteresse active

- confirment, indirectement, que le virus est détruit par une activation du système immunitaire fixe à Récepteur à l’amertume TAS2R.
                   … que cette activation soit
         - directe par une molécule amère (fragments bactériens ou médicaments amers)
         - indirecte par des « lymphocytes sentinelles ».

 

L’extrême virulence du SARS-Cov-2 viendrait de sa faculté à détruire spécifiquement la partie cellulaire portant les récepteurs à l’amertume cellules.

Plus exactement, ce virus détruirait les parties « actives » de la Forteresse active, celles qui provoquent la production d’oxyde nitrique et/ou de défensines, c'est-à-dire celles qui détruisent les virus !

L’extrême virulence du SARS-Cov-2 viendrait de sa faculté à détruire spécifiquement la partie cellulaire portant les récepteurs à l’amertume cellules.
Plus exactement, ce virus détruirait les parties « actives » de la Forteresse active, celles qui provoquent la production d’oxyde nitrique et/ou de défensines, c'est-à-dire celles qui détruisent les virus !

Chez certains individus, la Forteresse repousse l’envahisseur (SARS-Cov-2), sans doute suite à une activation par les « lymphocytes sentinelles »

Chez d’autres individus, l’envahisseur n’est pas repoussé, les Forteresses sont détruites.
Selon une tactique, très militaire, l’épithélium (les lymphocytes sentinelles ?) considérerait les Forteresses détruites « comme perdues » (la couche qui « pèle »). Dans un repli stratégique, de
nouvelles Forteresses actives seraient construites en quelques jours, créant une nouvelle frontière située à l’arrière du front.

Par ailleurs, il faut également plusieurs jours pour que la Cavalerie du système immunitaire circulant arrive avec ses nouvelles armes « acquises ».

Quand la Cavalerie est opérationnelle et arrive sur le champ de bataille ne rencontre-t-elle pas que ces nouvelles Forteresses ? Désorientée, voire désarçonnée, lance-t-elle des signaux inflammatoires tous azimuts. Cette erreur stratégique est-elle à l’origine de l’orage cytokinique ?

Enfants

Autre argument en faveur du rôle Système immunitaire fixe à Récepteurs à l’amertume TAS2R :

 Les enfants sont très sensibles à l'amertume (par exemple d’une potion amère).
Cette hypersensibilité pourrait indiquer que leurs Récepteurs à l'amertume sont plus "puissants" que ceux des adultes.

Par ailleurs : « Depuis le début de l'épidémie, pour des raisons encore mystérieuses, les enfants sont moins gravement touchés par le Covid-19. » Covid-19 chez l'enfant.

Cette raison « mystérieuse » ne serait-elle pas, chez les enfants, la grande sensibilité du Système immunitaire fixe à Récepteurs à l’amertume TAS2R.

Cette puissance de défense de leur Forteresse active permet-elle aux enfants de repousser l’attaque de l’assaillant SARS-COv-2 ?
… sans toutefois le détruire puisque certains enfants restent porteurs sains.    

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