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Publié par Jean-Pierre FORESTIER

- Bonjour Professeur.

- Bonjour Axiothée. Où en étions-nous ?

- Au "Sublime" de votre Beauté sociale.

(en cliquant sur les texte de cette forme, par exemple : Beauté sociale , vous accéderez à l’article de Beauté, biologie et philosophie correspondant)

- Oui, Axiothée, si la Beauté sociale est sublime c’est qu’elle est dirigée vers nos enfants, vers notre descendance.

La Beauté sociale permet le prolongement de notre lignée, le prolongement de notre société et aux delà, d’une certaine façon, de toute notre civilisation.

- … ?

- Si « le Beau n’est que la promesse du bonheur » comme l’a énoncé Stendhal et repris Baudelaire, cette promesse n’est-elle pas celle du bonheur de nos enfants ?

Ce bonheur de nos enfants, de nos lignées, n’est-ce pas cette Pursuit of Happiness que les Rédacteurs de la Déclaration d’indépendance des États-Unis ont tenus à affirmer dans le Préalable.

Ce bonheur dont a pu jouir l’Amérique est un des principes avancés par le président Wilson quand, cent cinquante ans après, dans une déclaration poignante, il a annoncé l’entrée en guerre de l’Amérique contre « l’ennemi naturel de la liberté »

- ...

- ...

- Si je comprends bien, d’après vous, Professeur, c’est par amour de ses enfants que la femme rehausse sa beauté et se couvre, ou plutôt que son époux la couvre de bijoux, et lui même porte une chemise blanche !

- Pour affirmer son rang social, encore oui, Axiothée. Ou s’y projeter.

- « La procréation de tel enfant déterminé, voilà le but véritable, quoique ignoré des acteurs ». Schopenhauer dans sa Métaphysique de l'amour sexuel pense que c’est l’Espèce, une sorte de puissance aussi invisible que biologique qui mènerait les amants/acteurs. Cette métaphysique me semble trop simpliste et ne tient pas compte de la Beauté Sociale. Non seulement les parents mais toute la famille agissent de toute leur puissance pour que « enfant » soit « déterminé » vers son bonheur, et peut-être plus encore son ascension sociale.

- Pas très romantique, tout cela, Professeur, et je ne parle pas du Romantisme philosophique de la deuxième leçon !

- Souviens-toi, Axiothée, qu’en se mettant en parfum avec So First, la dame se projetait au niveau social du luxe des bijoux du glorieux joaillier.

- Mais, Professeur, pour reprendre votre citation, encore de Baudelaire : « Tout ce qui orne la femme, tout ce qui sert à illustrer sa beauté, fait partie d’elle-même » Fait partie d’elle même, Professeur !…

- J’ajouterais maintenant « et fait aussi partie de la Beauté sociale ».

- Mais, Professeur ! La femme n’a-t-elle pas envie d’être belle pour elle-même ? Pour elle-même !

- Seule devant son miroir, des rouges et des fards la font fantasmer. Mais pour se sentir en confiance et intégrée dans son groupe social, elle en respectera les codes de la beauté, comme elle en respectera les rituels.

- À ses vêtements, Professeur, ses accessoires, ses artifices, elle en rajoute quand même « un peu » ! Un peu pour se sentir un peu plus forte, et un peu plus féminine, un peu plus séductrice, comme vous me l’avez expliqué à propos du regard, Professeur

- Certaines dépassent le « un peu », et largement !

- Je suis heureuse que cette remarque vienne de vous, Professeur. Mais alors ?

- Alors, nous verrons cela la prochaine fois. Cela te donnera le temps de réfléchir à tout ce que nous avons dit. Au revoir Axiothée.

- À bientôt Professeur.

 

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