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Publié par Jean-Pierre FORESTIER

Ce qui n’étaient, il y a une trentaine d’année, quand nous en discutions entre collègues, que cacas, matières fécales, selles et autres défécations, est devenue un microbiote intestinal et a même acquit du charme, même si celui-ci reste discret ! Au moins si on en croit Giulia Enders, dont le livre est un succès mondial.

Les publications sur le microbiote intestinal font donc florès. Faut-il y voir un retour au « stade anal » théorisé par Sigmund Freud ?

Une émission de télévision a été consacrée au caca, au moins une ! Le ventre notre deuxième cerveau

Je vous propose ici quelques chroniques sur cette matière.

J’utiliserais, avec de très larges digressions, plusieurs articles parus dans le numéro spécial de Pour la science : Intestin. L’organe qui révolutionne la médecine. Notamment :

- La clé de voûte du métabolisme de Rémy Burcelin de l’Université Paul-Sabatier à Toulouse

- Un acteur inattendu de l'immunité de Thomas Pradeu de l’Université de Bordeaux

- Le paradoxe du microbiote de Gérard Eberl, de l’Institut Pasteur de Paris

      Je retiendrais naturellement en priorité sur ce qui concerne la peau et la graisse. La peau pour ses odeurs ; le tissu adipeux, pour la cellulite. J'y ajouterais plus tard un peu d'histoire et un peu de la mythologie du yaourt.

Exergues

Citations qui méritent plus particulièrement d’être placées en exergue :

    « en même temps que le système immunitaire sculpte le microbiote, il est sculpté par lui : à la fois au cours du développement et tout au long de la vie, » Thomas Pradeu

       « L['homme] et son microbiote seraient un superorganisme, composé de plusieurs organismes complémentaires vivant en symbiose » Gérard Eberl.

Éric Bapteste va même beaucoup plus loin en faisant de nous des Chosmo sapiens « fusion littérale du genre humain et du cosmos microbien qui le compose ; dont les développements passés, présents et à venir dépendent fondamentalement des microorganismes »

 

 

 

 

 

Chosmo epidermis

Comme le Chosmo sapiens d’Éric Bapteste en viendrons-nous au Chosmo pellis  ou même au Chosmo epidermis pour considérer l’ensemble épiderme + microbiote ?

 

 La peau et ses odeurs

Si les développements passés, présents et à venir de Chosmo sapiens dépendent fondamentalement des microorganismes, pour le « à venir », chacun pour sa part, l’homme, la femme et leurs bactéries respectives, se chargent de créer les signaux odorants orientant le choix vers l’un ou l’autre partenaire destiné à la reproduction et/ou pour le soin envers les enfants.

 

La cellulite

Le tissu adipeux de la cellulite contient-il des fragments, voire des bactéries entières vivantes, provenant du microbiote intestinal ? Ces fragments et/ou bactéries provoquent-elle cette inflammation et ces gonflements des cellules adipeuses caractéristiques de la cellulite ?

Certains prébiotiques et/ou des probiotiques seraient-ils efficaces contre la cellulite ?

Un vaccin contre la cellulite est-il envisageable?

  

 

Cellulite Nouvelle version modifiée et complétée
Quatre articles plus les annexes

La cellulite serait-elle une obésité localisée «  », provoquée par une inflammation « là », qui elle-même provenait d’une inflammation localisée dans l’intestin. Est-ce la même inflammation que celle des diabétiques et/ou des obèses ?

Il faudrait donc commencer par chouchouter, choyer, bichonner son microbiote. Par un régime alimentaire ; alors pourquoi pas envisager celui des diabétiques (type 2).

La Metformine, un médicament utilisé pour le traitement du diabète (type 2), serait-elle une aide efficace à ce bichonnage ?

( Voir : Compléments scientifiques sur la Metformine )

Sans oublier les exercices physiques en plein air.

Et avoir de la patience.

Les plantes de bonne renommée pour améliorer la lactation pourraient-elles aider à atténuer les capitons qui sont « là » ?

Les "actifs" et le microbiote cutané

 

Sophie Seité semble  avoir fait la démonstration, avec le sélénium de l’Eau de la Roche Posay, qu'une modification du microbiote cutané apporte des effets positifs sur la dermatite atopique.

 

 

 

 

 

L'amertume dans la peau

L’amertume nous a fait cheminer vers la beauté anti-âge, mais en croisant ses récepteurs, une voie complètement nouvelle s’est révélée. L’amertume concerne aussi la flore de Chosmo epidermis, et à ce titre elle mérite sa place dans les Chroniques sur le Microbiote.

 

 

Voyage dans l'archipel des odeurs de Chosmo epidermis

 

 

 

 

Des questions pour les cosmétologues

 

L’essentiel :

L’accusation de l’INSERM est claire : l’hygiène excessive serait responsable de la dermatite atopique.

Marc-André Selosse va plus loin en accusant la « douche savonnée » de diminuer la diversité du microbiote de Chosmo epidermis..

Quelle pourrait être la réponse des Cosmétologues ?

Deux pistes se présentent immédiatement :

- créer de nouveaux gels-douches qui préservent Chosmo epidermis.

- vérifier si les gels-douches actuels diminuent la diversité microbienne

Deux publications répondent déjà à cette demande de vérification :

      Celle de Noah Fierer et al. montre qu’un lavage au savon ne modifie pas sensiblement le spectre du microbiote (de la paume de la main) et que celui-ci revient rapidement à son état initial (récurrence).

Les observations précises et complètes de Christopher Wallen-Russell sur l’effet de trois « gels-douches », deux « classiques » et un utilisant la saponine comme surfactif, vont beaucoup plus loin et dans un sens tout à fait surprenant :

Conclusion  : Non seulement l’utilisation des trois « gels-douches » ne diminue ni la diversité ni la richesse du microbiote (de l’avant-bras) mais les augmente.

Les accusations contre le savon et le gel-douche levées, il faut donc chercher ailleurs les causes des allergies, de la dermatite atopique et autres défauts apportés par l’environnement au système immunitaire, par exemple le manque d’ensoleillement, des lieux de vie mal aérés et trop humides.

 

Ces, aussi inattendus qu’excellents, résultats montrent-ils la puissance de la formulation ?

Le shampooing fait partie de partie de la Cosmétique moussante, parallèlement à la Cosmétique blanche (les crèmes …) et à la Cosmétique décorative (rouge à lèvres, fond de teint, poudre, tout ce qu’il faut pour se « mettre en beauté »)
 

Les ouvrages sur le shampooing ne sont généralement qu’une liste des ingrédients qu’il contient. Or ce qui fait un Shampooing, c’est l’art de la Chimie de formulation (pour la distinguer de la Chimie de synthèse, …), dont la puissance en plusieurs décennies a permis de créer de véritables chefs-d’œuvre.
 

C’est cet art que j’ai voulu montrer dans cette série d’articles.

Comme dans tout projet, il convient de commencer par une analyse, analyser à quoi sert le Shampooing.

Son substrat est le cheveu et plus encore la chevelure.

L’analyse porte aussi/surtout ce que sa Majesté le Consommateur attend de son Shampooing. La réponse est simple, le Consommateur ne veut pas se laver les cheveux (ses cheveux ne sont pas sales !)

… mais veut pouvoir se coiffer selon les tendances du moment.

Or celles-ci ont changé au cours de l’histoire des mentalités. Les Formulateurs ont su s’adapter à ces évolutions.

Aujourd’hui les cheveux des femmes sont libres, symbole de l’affirmation de leur liberté.

Pour obtenir la coiffure recherchée, le Formulateur a su incorporer des « conditionneurs », qui semblaient incompatibles avec les autres ingrédients du Shampooing.

Mais ce ne sont pas ses seules exigences, dès les premiers shampooings, sa Majesté a voulu aussi de la mousse, de la mousse abondante, crémeuse et onctueuse, qui se rince facilement.

Pour satisfaire la demande de « Douceur » dans ce monde brutal, le Formulateur a usé de la puissance de son art pour créer des synergies qui permettent d’allier la « Douceur » à la mousse et à la coiffure recherchée.  

 

Ce n’est pas encore suffisant, le Shampooing doit aussi être agréable à utiliser, sa viscosité fait partie de cet agrément. Là encore, la puissance de la Formulation a été mise à contribution.

 

Parfois, trop souvent, certains pour se hisser du col dans les médias, dénoncent la toxicité de certains ingrédients du Shampooing. Leurs propos montrent leur parfaite ignorance de la notion de dose toxique, ou efficace, de la pharmacologie

et que c’est la formulation complète qu’il faut considérer