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Publié par Jean-Pierre FORESTIER

Changement de stratégie.

Les vaccins anti-Covid seraient inefficaces contre le variant indien (même rebaptisé delta),
et ils seront de moins en moins efficaces contre les futurs variants.
De leur côté, les futurs variants seront naturellement de plus en plus contagieux.
Face à ces menaces, il ne s’agit plus de savoir si un malade traité individuellement est guéri, mais de savoir si la population est protégée contre la contamination. 
Pour atteindre cet objectif global, il pourrait devenir primordial de diminuer la charge virale, par un traitement, au moindre symptôme.
De plus, le symptôme marque une « contamination naturelle » et la production d’anticorps spécifiques, mais aussi de « réservistes » dont le flou de la capacité immunologique permet d’attaquer les variants.

Comment diminuer la charge virale ? par des traitements
- symptomatiques
- pendant la phase virale
(donc très rapidement, de façon précoce)
- non spécifiques (quelque soit le variant)
- par activation du Système immunitaire fixe à Récepteur à l’amertume.

Plusieurs « vieux » médicaments pourraient assurer ces activations, comme :
- le
camphre, le clofoctol, les dérivés de la quinine, azithromycine, qui font déjà « partie du protocole de soin des symptômes des voies aériennes »
- ou n’en faisant pas partie, comme la
colchicine.

Variant indien

Covid-19 : le variant indien est plus contagieux et semble résister aux vaccins, avertit la scientifique en chef de l'OMS

Dans un entretien accordé à Fabrice Coffrini de l'Agence France Presse, Soumya Swaminathan, la scientifique en chef de l'Organisation mondiale de la Santé, à Genève le 8 mai 2021, déclare :
Le variant [indien, delta] B.1.617 "présente des mutations qui augmentent les transmissions, et qui peut aussi potentiellement le rendre résistant aux anticorps qui se sont développés grâce à la vaccination ou à une contamination naturelle",
"Plus le virus se réplique, se diffuse et se transmet, plus le risque de mutations et d'adaptation augmente", a souligné la scientifique. "Les variants qui accumulent un grand nombre de mutations peuvent finalement devenir résistants aux vaccins dont nous disposons actuellement".
"Ce sera un problème pour le monde entier
".

Volte-face ? le 20 mai, c'est la direction générale de l’OMS qui assure que tous les vaccins actuellement disponibles et approuvés sont efficaces contre « tous les variants du virus ».
La subtilité provient-elle de l’appréciation de « efficace » ? les vaccins sont-ils plus ou moins efficaces selon les différents variants ?

Dans le même communiqué, l’OMS rappelle, fort à propos, que le vaccin n'est pas la seule arme contre la pandémie.

De son côté Catherine Smallwood, chargée des situations d'urgence à l'OMS Europe, précise : « [Le variant indien est] une menace incertaine » et surtout ajoute l'élément clé :

« La pandémie n'est pas terminée. »

Pour enrayer cette pandémie, les autres armes ne seraient-elles par les traitements, pour soigner, certes, mais d’abord pour juguler, enrayer la contagion.

Les mutations augmentent les transmissions

Plus que l’imparfaite/incertaine efficacité des vaccins, d'autres points de la déclaration de Soumya Swaminathan donnent à réfléchir, notamment :
Plus le virus se réplique, se diffuse et se transmet, plus le risque de mutations et d'adaptation augmente ; et la présence de mutations augmente les transmissions. 
... et à leur tour, les transmissions (les contagions) augmentent la réplication du virus, qui augmente sa diffusion, qui augmente sa transmission, qui augmente la probabilité de mutations, augmente la contagion (Voir l'évaluation par le R0), etc.  
«
La pandémie n'est pas terminée. » (bis)

Les variants qui s’imposent sont donc « naturellement » les plus contagieux, plus contagieux que leurs prédécesseurs !
La "force" du virus est sa capacité de transmission.

La sélection naturelle favorise les variants les plus contagieux au détriment des moins contagieux. Sinon, il passerait inaperçu.
(La « force » de la contagion ne présume en rien de la sévérité des symptômes ; la sélection naturelle favorise les variants qui se multiplient le plus, pas ceux qui altèrent davantage la santé de l’hôte. Le parasite « intelligent » est même celui qui maintient son hôte dans un état qui lui permet de se reproduire/répliquer le plus possible. Dans ce sens, le SARS-Cov2 est "intelligent" puisque le taux de mortalité est très faible, mais le taux contagion élevé, voir § R0)

Comme tout être vivant, selon la sélection naturelle, la position phylogénétique du SRAS-Cov2 ne peut pas être stable/immuable, schématiquement, soit il mute pour augmenter sa capacité de contagion, soit il "disparait".
                La disparition relative pourrait prendre plusieurs formes,
par exemple :
- un simple rhume saisonnier comme ses cousins les autres Coronavirus, (il est plus probable que ce "rhume" se manifeste par une perte de goût et d’odorat pendant quelques jours, voir
L’art militaire des SARS-Cov-2. Détruire les défenseurs. Cette subtile, et originale, stratégie montre "l'intelligence" de ce virus !) 

- ou encore, être incorporé au génome de l’hôte, comme l’herpès*, et ressurgir après un abaissement du seuil de protection immunitaire.

* Le coronavirus est à ARN, mais une transcriptase inverse pourrait l’incorporer dans l’ADN du génome.

Vaccins

Davantage que de protéger les personnes vaccinées, le principal effet (objectif ?) des vaccins n’est-il pas de limiter la circulation du virus SARS-Cov-2, donc la propagation du Covid-19 ?

« Le Royaume-Uni avait connu une accélération majeure liée à la circulation du variant anglais, et ils ont réussi à casser cette accélération et décélérer avec l’utilisation à large échelle de la vaccination. » Colas Tcherakian pour Medscape du 12 mai 2021.

La vaccination n'est-elle pas une arme de santé des populations, plus qu'une arme de santé individuelle ?
En se faisant vacciner, protège-t-on davantage les autres que soi-même ?

           Selon cette hypothèse (controversée) même si les populations vaccinées sont contaminées, la charge virale totale de la population est globalement diminuée.
En abaissant la charge virale de la population, la population devient moins contaminée et donc moins contaminantes. La pandémie perd du terrain en raison de la diminution du risque général de contamination dans l'ensemble de la population.

Selon la Haute Autorité de santé (HAS), il existe bien « un bénéfice individuel direct et indirect », à la vaccination, ainsi qu’«un bénéfice collectif de la vaccination des adolescents contre le Covid »     Ce souci d’abaisser le seuil de contamination par le SARS-Cov-2 se retrouve dans la politique de vaccination des enfants, pratiquée dans certains pays. « La vaccination des 12-15 ans a commencé aux États-Unis » (où les enfants sont déjà vaccinés contre la grippe saisonnière)

    Face au variant indien, cette stratégie vaccinale des populations perdrait de son efficacité ; et pire encore, elle perdra de son efficacité face aux futurs variants  (qui, rappel, seront naturellement plus contagieux)
     De nouveaux vaccins contre le variant [indien - delta] B.1.617 pourront être inventés. Mais les facultés de mutation du SARS-Cov-2 sont telles qu’il est aisé de prédire qu’après le variant indien, apparaitront d’autres variants, de moins en moins sensibles aux vaccins précédents (déjà, un variant vietnamien a été signalé ...)

Il est temps d’ajouter une autre stratégie à la vaccination,
"le vaccin n'est pas la seule arme contre la pandémie."

Vaccination versus contamination naturelle

De plus ....
... quelques observations, dont l’ampleur demandera à être vérifiée, indiquent que les anticorps développés par la vaccination seraient moins efficaces que les anticorps développés par la contamination naturelle.         
       
Cette bien moindre efficacité (des vaccins versus une contamination naturelle) ne serait pas une surprise, elle avait été anticipée par les épidémiologistes et virologues, spécialistes des Coronavirus, dès janvier 2020, bien avant la mise sur le marché et l'utilisation des premiers vaccins.

Remarque : Sans aborder son efficacité vis-à-vis de la contagion, dans cet article, j’ignore délibérément la distanciation sociale ...
qui demeure une catastrophe psychologique, sociale et sociétale pour
Homo sapiens.

Contamination naturelle

« Les anticorps développés … grâce à la contamination naturelle » sont développés par un individu à la suite d’une réaction de défense de l’organisme face à un SARS-Cov. C'est à dire que l'organisme d'un malade du Covid (plus ou moins sévèrement atteint) a créé des anticorps destinés à le protéger contre une contamination ultérieure, du même virus.

Des « réservistes »

De récents travaux d’immunologie montrent que si l’organisme conservent des lymphocytes B capables de produire des anticorps parfaitement ciblés contre un antigène viral ... ("l'armée d'active")
il produit aussi des « 
réservistes », pour reprendre la terminologie de Marion Pepper.

« notre système immunitaire [circulant] a la capacité de produire potentiellement jusqu’à 1018 types d’anticorps distincts » (j’avais comparé cette capacité à celle de la production des protéines de mémoire)

« Mais les cellules [lymphocytes B], qui fabriquent des anticorps légèrement différents, qui ne s’associent pas aussi bien à l’agent pathogène initial, sont également conservées »  (comme pour le « flou » de la mémoire). « le système immunitaire a dû développer un mécanisme permettant de « suivre le mouvement ».
Ce « mouvement » indiqué par Marion Pepper est celui des mutations des virus. Le système immunitaire circulant conserve des anticorps réservistes (et flous), peut-être moins efficaces (vis-à-vis des variants) mais plus efficace que pas d'anticorps du tout !

Cette réaction, même partielle, des "réservistes", pourrait suffire à mobiliser les renforts de la Cavalerie des lymphocytes T (tueurs, Killers).


Corollaires des travaux de Marion Pepper

1° Une contamination naturelle, traitée, permet une plus large protection que celle acquise par un simple anticorps.

2° Des personnes traitées après l’apparition des symptômes se constituent un pool d’anticorps (y compris ceux portés par les "réservistes") ayant une certaine efficacité contre les variants, et cette population devient moins contagieuse.  

R0. Mesure de la contagion

En épidémiologie, la contagion est évaluée par le R0, le nombre moyen de personnes potentiellement infectées par une personne contagieuse.
     Au début de la pandémie du Covid,, plusieurs équipes d’épidémiologistes avaient calculé le R0 du SARS-Cov-2, les valeurs variaient entre 1,5 et 7 (cette incertitude n’est pas surprenante, elle reflète simplement la grande variété des phénotypes, voir § Échecs précédents)

Comme le prévoyait la Sélection naturelle, au fur et à mesure de ses mutations, le R0 du SARS-Cov-2 augmente.
Selon les travaux récents (publiés en avril 2021) de 
Giuseppe Lippi et Brandon Henry, le R0 du SARS-Cov2 serait  passé d'environ 3 pour la souche « sauvage » chinoise, à 4,7- 4,9 avec les variants anglais, sud-africains et brésiliens.

A titre de comparaison, le R0 de la rougeole est compris entre 12 et 18

 ... et celui de la poliomyélite (poliovirus) entre 5 et 7. (voir l'annexe Polio sur ce fléau qui frappait les enfants, et le vaccin inventé par Jonas Salk, celui-ci, volontairement, ne déposa par de brevet).

Des traitements contre la contagion, pendant la phase virale

La référence à la résistance  « aux anticorps qui se sont développés grâce à la vaccination ou à une contamination naturelle.», signalée par Soumya Swaminathan, ne nous incite-t-elle pas à reconsidérer une option (quasi)abandonnée depuis l’utilisation massive des vaccins : les traitements ?
Les vaccins sont, plus ou moins, efficaces et, plus ou moins, spécifiques selon les variants.
De leur côté, certains traitements provoquent indirectement une destruction non spécifique des virus, quel que soit le variant.

Objectif des traitements anti-contagion :  Diminuer la charge virale de la population.
Moins la population est porteuse d'une charge virale, moins le virus circule (quelque soit le variant) et moins l’épidémie s’étend.

Les personnes ayant une charge virale sont contagieuses, même si elles-mêmes présentent peu ou pas de symptômes des Covid. Par ailleurs, quelques malades, heureusement peu nombreux, développent des formes sévères des Covid qui peuvent entrainer la mort. Bien que peu nombreux ces malades représentent une catastrophe sanitaire, sociétale et économique.

- Si les personnes prédisposées à des formes sévères n’avaient pas été contaminées, elles n’auraient pas développé ces formes sévères !
C’est une évidence dont il faudrait tenir davantage compte.

Les traitements précoces ne seraient-ils pas une alternative aux vaccins ?

Traiter pour faire baisser la charge virale (voir l'annuler) de la population; donc diminuer le risque de contamination (bis)

Traiter, même les personnes ne présentant pas de symptômes sévères, pour éviter qu’elles ne soient et restent contaminantes (vis à vis des personnes à risque de symptômes sévères)

Changement d'objectif : dans un précédent article, 

 Des variants du SARS-CoV-2 ! Des traitements non spécifiques ? mais personnalisés ?
… je proposais d’utiliser des traitements différenciés selon les phénotypes.
L’objectif était la guérison, ou au moins de réduire les symptômes de l’infra-population à risques sévères (voir § suivant). 
   
Dans une nouvelle stratégie de diminution de la contamination, il apparait nécessaire de traiter toutes les populations,
plus exactement toutes celles qui présentent des symptômes, ainsi que les Cas-contact.
Contrairement au vaccin, un traitement n’est pas préventif contre la maladie, mais un traitement peut être préventif contre les contaminations.

Phase virale

Les traitements anti-contagion seraient ceux destinés à réduire la phase virale.
Je laisse volontairement de côté les traitements spécifiques de la phase inflammatoire qui appartiennent à un autre domaine du soin (celui des antiinflammatoires).
C’est bien pour éviter que le malade ne
bascule de la phase virale vers la phase inflammatoire qu’il faut éviter qu'il soit contaminé.

Trois infra-populations

En fonction des symptômes aux Covid, trois infra-populations peuvent être distinguées :

- Infra-population à symptômes bénins.

Cette Infra-population représente la très grande majorité des phénotypes vis-à-vis du SARS-Cov-2.
L'infection reste celle de la phase virale
Les formes des maladies y sont  bénignes et les symptômes disparaissent sans aucun traitement (ou presque) en quelques jours. Parmi ces symptômes figurent la perte de l’odorat et du goût
(
Voir L’art militaire des SARS-Cov-2. Détruire les défenseurs.

- Infra-population asymptomatique

Une charge virale est observée chez cette Infra-population mais sans l'apparition d'aucun symptômes.
Même s’ils ne représentent qu’une minorité (mais une majorité chez les
enfants), l’Infra-population asymptomatiques est « une source potentielle importante de propagation [du virus] au sein de la population ». Et  restera un problème même avec une politique de traitement anti-contamination sur critère de symptômes, puisque les symptômes n’apparaissent pas.
A moins que tous les « Cas contacts » soient systématiquement traités comme l’Infra-population à symptômes bénins.

Une revue a montré que des « anomalies » prè-existaient chez 40%, ou 60%, des asymptomatiques.

Quant à l’effet des vaccins, certaines observations montrent que la vaccination provoquerait, chez certains asymptômatiques, l’apparition de symptômes (bénins). C'est à dire que la vaccination anti-Covid provoquerait, après quelques jours, le passage de l'état asymptômatique à l'état de symptomatique ; ce qui suggère aussi que leur protection immunitaire serait augmentée. Des études complémentaires devront être effectuées pour confirmer ou infirmer ces effets.

- Infra-population à formes sévères

Une très faible minorité des malades des Covid basculent de la phase virale vers une phase inflammatoire, de phases bénignes vers des formes sévères, voire mortelles.

C’est bien cette minorité fragile qu’il faut protéger de la contamination.

Quantité x durée de la charge virale

La charge virale est le facteur déterminant de la contamination. Sans charge virale, ni un individu, ni une population ne sont contagieux.

Pour réduire la contamination, il convient de réduire, voire d’annuler, la charge virale.
Deux paramètres déterminent la charge virale :

- la quantité de virus présents
- la durée pendant laquelle cette charge existe/persiste chez un individu/ une population 

Ces deux paramètres sont déterminants pour diminuer la circulation du virus donc la contagion.
Mais, la croissance de la charge virale étant exponentielle, la précocité du traitement apparait comme un facteur primordial.

Le traitement doit intervenir avant que les Forteresses actives ne soient détruites.
Plus la charge virale d’une personne est abaissée tôt, moins la personne reste longtemps contaminante.

C’est la fonction quantité x durée (de la charge virale) qu’il convient de considérer.

 

Infra-populations cibles. Symptômes  

Après leur contagion par le SARS-Cov-2, les trois Infra-populations passent par le stade de la phase virale, elles sont donc toutes les trois contaminantes, et constituent toutes les trois les populations cibles pour un traitement de réduction de la charge virale.

Contrairement à un vaccin, un traitement n’est pas préventif (rappel), c'est à dire qu’il n’est légitime que si une charge virale existe, ou s’il existe un risque très important de contamination.

Les Infra-populations à symptômes bénins et celle basculant vers des formes sévères sont repérables à leurs … symptômes.
Selon l’objectif de réduction générale de la contamination, les « Cas-contact » pourraient faire partie des populations à risque.

L’observation de symptômes est la marque de l’infection, et d’une réaction des systèmes immunitaires. Après la guérison, la présence d’une réponse immunitaire acquise diminue le risque de rechute et aussi de contagion. (voir § Contamination naturelle)

Remarque : pour les sujets âgés, les symptômes de la grippe : « la fièvre, les frissons et les douleurs n'étant pas au 1er plan. Les signes respiratoires dominent. »

 

Ce qui est important aujourd’hui (et le sera encore plus encore demain avec les futurs variants), c’est qu’une personne ne soit pas contaminante, quel que soit le variant dont elle est infectée.

      Selon certaines politiques de santé, en cas de contamination d’une personne, confirmé par un test (plus ou moins fiable), cette personne est placée en « quarantaine ». Confinée, la personne Covid+ devient très contaminante vis-à-vis des personnes confinées avec elle, ces personnes deviennent des Cas-contact.
De plus, une personne "en quarantaine" est autorisée à sortir de chez elle pendant deux heures par jour, multipliant les risques de contamination de la population.
     La seule thérapie proposé officiellement n’est souvent que le paracétamol,
et la seule alternative, prévenir les services d’urgence.

Un traitement destiné à réduire la quantité x durée de la charge virale limiterait la contagion. 

Échecs des traitements précédents

A ce jour, aucun des traitements proposés n’a pu être retenu contre la Covid-19, quelqu'en soit le variant.
Mais l’objectif de ces traitements était de guérir les individus (voir § changement d'objectif) et non pas de diminuer la contagion de la population !

Si l’objectif de la guérison n’a pas été atteint, n’est-ce pas en raison de la grande variété des réponses physiologiques individuelles ? une grande variété des phénotypes ?

L’Infra-population à symptômes bénins guéri sans traitement, ou presque, le paracétamol proposé officiellement n’active que faiblement le Récepteur à l'amertume TAS2R39 du système immunitaire fixe susceptible de détruire les virus

Hétérogénéité      
Inclure dans la même cohorte à la fois des personnes appartenant
1° à l’Infra-population à symptômes bénins, et l'Infra-population à symptômes sévères
2° à des stades différents, et même inverse, de la maladie (la phase inflammatoire)
... conduit mathématiquement à une grande variété de résultats et, en général, à une non-significativité du traitement utilisé.

Cette non-significativité est la conséquence directe de l’objectif recherché : la guérison, ou même la diminution des symptômes sévères !
           En revanche, en considérant comme objectif la diminution de la contagion, c'est à dire la régression de la charge virale (quantité x durée), l'objectif du traitement serait limité à celui de la phase virale. Or la phase virale existe (évidemment) chez toutes les populations contaminées, quelque soit les différences physiologiques, les phénotype, les comorbidités, ....

Des traitements anti-contagion efficace pourraient apparaitre en reprenant les résultats des travaux destinés à la « guérison », mais en se limitant à la mesure de la baisse/disparition de la charge virale  

Covid-19 : le point sur les traitements

… est le titre de l’article de Loïc Mangin (Pour la Science du 4 mai 2021)

L'auteur rappelle utilement : « Cependant, la vaccination n’est qu’un des moyens de lutter contre la pandémie, un autre réside dans les traitements antiviraux pour soigner les personnes infectées, ou au moins réduire la gravité de la maladie. »
Pour anticiper l’arrivée du variant indien (et des futurs variants), il est temps, non seulement de "
réduire la gravité de la maladie", mais d’abord de réduire la contagion à laquelle est exposée l’Infra-population pouvant basculer vers des symptômes sévères.

Les vaccins sont (plus ou moins) spécifiques d’un variant du virus, les traitements doivent être non spécifiques, et détruire tous les variants (rappel)

Portrait-robot d’un traitement anti-contagion des SARS-Cov-2

Agir pendant la phase virale

Un traitement anti-contagion doit réduire la charge virale, en quantité et le plus rapidement possible. Il doit réduire quantité x durée (de la charge virale), c'est à dire, agir pendant la phase virale, c'est à dire aussi de manière précoce.
La contagion cesse lors de la bascule vers les symptômes sévères, un traitement anti-contagion devient "hors objectif".

Non spécifique

Les antiviraux directs montreront-ils leur capacité à remplir l'objectif de baisse de la contagion. La lecture de l’article de Loïc Mangin cité plus haut, permet d’en douter (sauf pour celui qui agit indirectement : le clofoctol).

Comme les vaccins, la plupart des antiviraux proposés/étudiés s’appuient sur le système immunitaire circulant (la Cavalerie) et sa capacité à acquérir des armes contre un nouvel envahisseur.... Ces anti-corps seront-ils acquis contre tous les envahisseurs, y compris les nouveaux, et futurs variants ?

Agir vite

Mais surtout, la Cavalerie est affectée d’un handicap structurel : le temps nécessaire pour qu'elle acquiert ses nouvelles armes. Or le SARS-Cov-2 agit rapidement et en détruisant spécifiquement les cellules défendues par les Forteresses actives, avant l'arrivée de la Cavalerie.

Remarque : pour la grippe, les anti-viraux « ne peuvent être efficaces qu'administrés très tôt après les 1ers symptômes de grippe. Au-delà de 48 heures, leur prescription est inutile. » Vidal. On peut présumer qu'il en est de même pour les Covid.

Agir indirectement et sans spécificité

Les antiviraux indirects sont des activeurs du système immunitaire fixe à Récepteurs à l’amertume. Cette activation provoque l'utilisation, par la Forteresse active, de deux armes, non spécifiques : l’oxyde nitrique et, indirectement, les défensines, destructeurs de virus, comme le SARS-Cov-2, quel qu’en soit le variant.
Ces armes sont disponibles en permanence dans les tissus épithéliaux, ici en l’occurrence ceux des voies aériennes supérieures. De plus, sont réactivés au fur et à mesure du renouvellement cellulaire (voir L’art militaire des SARS-Cov-2. Détruire les défenseurs)
       Il suffirait d’activer la Forteresse active par des molécules adaptées

Sûrs, bon marché et disponibles

Parmi ces traitements, quelques « vieux » médicaments répondent à ces trois qualités.

"Vieux", les effets secondaires de ces médicaments  sont connus et bien documentés. D’autres effets secondaires pourront être étudiés en considérant l’activation des Récepteurs à l’amertume des différentes cellules et/ou des différents tissus. Voir Différentes réponses à l’activation des TAS2R.

Ce sont les médicaments que j’ai déjà cités parmi les Substances qui activent le Système immunitaire fixe à Récepteurs à l’amertume.

La différence est celle de la stratégie, il s'agit maintenant de lutter contre la contagion (et indirectement contre la maladie) en réduisant la charge virale.
Toutes ces substances peuvent être éligibles, aussi bien celles qui activent les Récepteurs à l’amertume TAS2R4, TAS2R10, … que celles qui activent le TAS2R38.

Prévention

Cet article a pour sujet la prévention de la contagion par le traitement des Covid, mais il convient de rappeler des précautions préventives élémentaires

- se laver les mains, souvent, plus exactement à chaque changement d’environnement (vous entrez sortez d’un magasin, …, vous rejoignez un groupe d’amis, vous le quittez, …). Personnellement, je préfère la solution de chlorhexidine en pulvérisation (elle laisse un film hydrophobe sur les surfaces traitées)… d’autres préfèrent les solutions hydroalcooliques
L’essentiel est d'avoir un désinfectant immédiatement disponible à portée de … mains

- dans un environnement que vous estimez à haut risque, vous pouvez aussi sucer une pastille désinfectante pour la gorge. Là encore, je préfère celles qui contiennent de la chlorhexidine (qui, outre être un désinfectant est aussi un activateur du Récepteur à l'amertume TAS2R14)
Si vous estimez l’environnement à très haut risque de contagion, vous pouvez inhaler une petite dose de camphre (par exemple
Vicks Inhaler)

- avoir dans sa poche ou son sac à main du camphre à inhaler, voir ci-dessus ET dans son armoire à pharmacie une préparation médicale de camphre.

Pourquoi le camphre ? c’est l’objet de la suite de cet article.

 

Quelques propositions

… de traitement des symptômes destinés à éviter la contagion.

 En plus que d’être sûrs, bon marché et disponibles, un traitement serait plus facilement éligible si son « indication » médicale concerne, dès à présent, les affections des voies aériennes, sans qu’il soit nécessaire de le « repositionné ».
Rappel : SRAS est l’abréviation de "syndrome respiratoire aigu sévère", c'est à dire que les principaux symptômes portent sur le système respiratoire, bénins au début, ces symptômes peuvent devenir de type « aigu sévère » pour l'Infra-populations à formes sévères.

Camphre

L’indication du camphre concerne bien les voies respiratoires : "Traitement d'appoint à visée décongestionnante au cours des affections respiratoires banales (rhume, toux, bronchite simple).(Doctissimo).
Banal : "Qui peut arriver à tout le monde" (CNRTL)

Dans les voies respiratoires, le camphre pourrait activer directement plusieurs récepteurs du Système immunitaire fixe (voir Le système immunitaire fixe, les TAS2R).
     Plusieurs récepteurs au camphre ont été identifiés
(par Wolfgang Meyerhof et ses collègues du Département de génétique moléculaire (Nuthetal, Allemagne) figurent : TAS2R4, TAS2R10, TAS2R14,TAS2R47

TAS2R10

 est le récepteur à l’amertume le plus présent dans les voies respiratoires et le poumon. Mais avec une très grande disparité entre les individus (polymorphisme).
TAS2R10 est également activé par plusieurs autres substances "naturelles" ou synthétiques, dont la chloroquine et l’érythromycine (azithromycine),  

TAS2R14 …

… est le second, en nombre, de Récepteurs à être présent par les mêmes organes.
Le Récepteur à l’amertume TAS2R14 pourrait avoir la propriété particulière d’être activé par des défensines, provoquant un effet amplificateur de la réponse du système immunitaire fixe. 
Selon Wolfgang Meyerhof TAS2R14 n'est activé ni par la chloroquine ni par l’azithromycine.

TAS2R4

… est également exprimé, mais entre deux et trois fois moins que les deux précédents. 
Cette proportion doit être considérée avec précaution car l’expression des Récepteurs à l’amertume est extrêmement variable d'un phénotype à l'autre (
des Gouts et des Couleurs). 
Comme exemple du grand polymorphisme des Récepteurs à l’amertume, l’expression de TAS2R4 serait un des, nombreux, facteurs de notre espérance notre
espérance de vie ?

TAS2R4 est également activé par la colchicine et le clofoctol

TAS2R47

… semble inconnu dans les voies aériennes, à vérifier, car il pourrait être exprimé par certains phénotypes et pas par d'autres. 

Schéma (hypothétique) représentant l’activation des récepteurs à l’amertume TAS2R par deux molécules de camphre.

L’activation provoque la libération d’oxyde nitrique et de plus, indirectement, celui de défensines, deux armes destructrices de virus.

Voir

Il semble, qu'à concentration égale, le camphre active moins les récepteurs fixes que la chloroquine (au moins sur des cultures cellulaires, qu'en est-il in vivo et pour différents phénotypes ?)

Il faudrait donc une plus grande concentration de camphre, qu'il n'en faudrait avec la chloroquine, ..., pour le même résultat, au moins en considérant le TAS2R10. Mais surtout ...

Les atouts essentiels du camphre : volatil et disponible

Le camphre possède deux avantages déterminants :
volatil, il peut atteindre directement les cellules des voies respiratoires et des poumons (bis)

Tandis que la chloroquine, le clofoctol, etc., doivent transiter par l’estomac, (ou le rectum, pour le clofoctol)…, passer par le sang, … pour enfin, arriver aux récepteurs à l’amertume des voies respiratoires.

 

Or la lutte contre le coronavirus est une course de vitesse (ter).

 

 

Le camphre peut être utilisé, immédiatement, dès les premiers symptômes, il suffit de sortir le camphre de son armoire à pharmacie, de faire chauffer de l’eau… et de se confiner sous une serviette pour une fumigation.
 

Prudence, évidemment, comme toute substance active, le camphre doit être utilisé avec précaution voir aussi  Doctissimo

 

 

Acceptabilité

Le camphre est un remède de Bonne-femme (du latin « bona fama » c'est-à-dire « de bonne réputation »). Ce qui en fait un atout pour qu’il soit accepté par la population.

Il suffit d’interroger les pharmaciens d’officine pour savoir que les ventes de Vicks inhaler, Vicks Vaporub et de Ravintsara (Cinnamomum camphora) ont spontanément augmenté dès le début de LA pandémie.

De plus, dans l’imaginaire collectif, l’odeur du camphre est associée à celle du « propre » du « sain ».
Eric-Emmanuel Schmitt y fait plusieurs fois allusion dans son roman La Traversée des temps, tome 1 : Paradis perdus (bien que Cinnamomum camphora L. n’était certainement pas connu au néolithique sur les bords de la Mer Noire, mais les romanciers ne peuvent-il pas s’accorder toutes les fantaisies !)

 

Quinine et ses dérivés

Si, selon la médecine occidentale, la quinine ne fait pas partie du « protocole » de traitement des maladies respiratoires, en revanche, elle fait bien partie du protocole des médecines traditionnelles chinoises.

Cette indication pourrait expliquer la première utilisation, dès le 19 février 2020, de la chloroquine par Xu Yang et ses collègues de  l’Université Qingdao, pour le traitement de la pneumonie des formes sévères de la Covid. ...

… suivis rapidement par l’utilisation de l’hydroxychloroquine, associée à l’azithromycine, par l’IHU – Méditerranée Infection, selon un protocole strict.

Au-delà des polémiques, dont l’aspect scientifique pourrait bien avoir pour origine la disparité des phénotypes des personnes incluses dans les tests (voir § Échecs des traitements précédents ), il reste les faits.

- Sur 15 379 personnes traitées selon le protocole de l’IHU – Méditerranée Infection, 71 décès ont été enregistrés, dont la moyenne d’âge est de 81 ans.

- L’objet du présent article est la diminution de la contagion par une diminution de la charge virale.
Cette baisse est relatée par la publication de
l’IHU – Méditerranée Infectiondu 20 mars 2020 : Hydroxychloroquine and azithromycin as a treatment of COVID-19: results of an open-label non-randomized clinical trial”

« Une différence significative [de la charge virale] a été observée entre les patients traités par l'hydroxychloroquine et les témoins, commençant dès le jour 3 après l'inclusion »

Ce protocole, hydroxychloroquine et azithromycine, ne pourrait-il pas être utilisé, pendant les premiers jours, pour faire diminuer la charge virale sans chercher la guérison, mais uniquement éviter la contagion ?

Clofoctol

« le clofoctol (Octofene) est un antibiotique longtemps utilisé dans le traitement d’infections des voies respiratoires et de la bouche. »
... et est listé par Loïc Mangin dans son article
Covid-19 : le point sur les traitements

En rapprochant les travaux de deux équipes, celles de :
- Robert Lee et Noam Cohen du Département d’Oto-rhino-laryngologie de la Perelman School of Medicine de l'Université de Pennsylvanie (USA)
Giordano Rampioni
et ses collègues du Département des Sciences, de l’Université Roma Tre (Italie)

J'ai considéré le clofoctol = [2-(2,4-dichlorobenzyl)-4-(1,1,3,3-tétraméthylbutyl)phenol] comme un mime des quinolones) _
        Au « On sait encore peu de choses du mécanisme », de Loïc Mangin, je peux lui souffler que le clofoctol est un activateur des Récepteurs à l’amertume du Système immunitaire fixe.

Giordano Rampioni  avait sélectionné, parmi les médicaments déjà approuvés par la Food and Drug Administration des États-Unis, ceux qui pourraient s’inclurent dans une stratégie de lutte contre les infections bactériennes, notamment Pseudomonas aeruginosa,

Le médicament qui s’est révélé le plus actif est le clofoctol

La conclusion de Giordano Rampioni est la suivante  :

« Le clofoctol est déjà approuvé pour le traitement clinique des infections pulmonaires causées par des agents pathogènes bactériens à Gram positif; par conséquent, ce médicament a un potentiel clinique considérable en tant qu'agent antivirulence pour le traitement des infections pulmonaires à P. aeruginosa. »

 

Giordano Rampioni et ses collègues ne s’intéressaient pas au Système immunitaire fixe à Récepteurs à l’amertume, mais en rapprochant leurs conclusions de celle de Robert J. Lee, il est possible d’inclure le clofoctol dans les activateurs de TAS2R38, ainsi que TAS2R4 et TAS2R16 et de le rendre éligible dans une stratégie de réduction de la charge virale en SARS-Cov-2 des Infra-populations symptomatiques 

Par la suite, « Pasteur Lille obtient 5 M€ de LVMH pour repositionner un ancien médicament, l’Octofene [clofoctol], sur le traitement du Covid »

En considérant les symptômes, et non pas un traitement anti-virus , le clofoctol a bien un potentiel clinique considérable en tant qu'agent antivirulence pour le traitement des infections pulmonaires, et fait bien partie du protocole anti-contagion des Covid.

Colchicine

Extrait à l’origine de plantes du genre Colchicum (les colchiques), la colchicine est un médicament utilisé en cas de : Accès aigu de goutte, et des péricardites.

 

La colchicine ne fait donc pas partie d'un protocole de soin concernant les voies aériennes, mais au Québec, elle a été, judicieusement, proposée par Jean-Claude Tardif pour des « Traitements spécifiques à la COVID-19 »

 

 

Selon Wolfgang Meyerhof, du Département de génétique moléculaire de Nuthetal (Allemagne)
la colchicine active les récepteurs à l'amertume

TAS2R4, TAS2R39 et TAS2R46

 

 

Bien que

- s’étant avéré non significatif comme traitement du Covid-19 (voir § échec)
… la colchicine pourrait être utilisée, pendant la phase virale pour lutter contre la contagion

 

Remarque sur l’utilisation d’anciens médicaments  :

Les médecins du Québec utilisent également contre la Covid-19, l'amantadine approuvée par la FDA américaine comme agent préventif contre la … « grippe asiatique », puis utilisé  pour diminuer les symptômes de la maladie de Parkinson.
Cette première indication contre le grippe permet-il de situer l'amantadine dans le protocole anti Covid ?

Annexe Polio

Le R0 de la poliomyélite (poliovirus) se situe entre 5 et 7 (contre 3 à moins de 5 pour les SARS-Cov-2 et ses variants)

Dans ma jeunesse, la polio était une angoisse récurente, régulièrement rappelée par les rencontres dans notre entourage, au lycée, à la plage, d’un adolescent ou d’un enfant qui était handicapé par la polio.

Ceux dont la polio avait touché le système respiratoire était placés dans des « poumons d’acier ».

La seule évocation de « poumon d’acier » provoque encore l’angoisse chez les personnes de ma génération.

« Toute baignade est interdite. Un cas de polio a été signalé » hurlait le haut-parleur d’une camionnette qui longeait la Marne, presque toutes les fins d’été des années soixante.

 

Le premier vaccin a été inventé par Jonas Salk en 1953 (puis par l’Institut Pasteur).

Ce chercheur de l’Université de Pittsburgh (Pennsylvanie, USA) n’a jamais breveté son vaccin, décision notable dans le contexte actuel. Son objectif était que les enfants du monde entier puisse profiter de sa découverte.

Pour la petite histoire, en vérifiant mes connaissances sur Jonas Salk, j’ai appris que ce génie philanthrope avait épousé, à Paris, Françoise Gilot, une des anciennes compagnes de Pablo Picasso, un autre génie.

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